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Affaire Baupin : son avocat déballe les SMS de la discorde

8 juin 2016 - JUSTICE
Affaire Baupin : son avocat déballe les SMS de la discorde
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Accusé de harcèlement sexuel, le député écologiste a démissionné de la vice-présidence de l’Assemblée nationale. AFP PHOTO / JEAN-SEBASTIEN EVRARD

Affaire Baupin: pour le défendre, son avocat déballe les SMS de la discorde

L’avocat de Denis Baupin, Emmanuel Pierrat, s’appuie sur des SMS du député écologiste pour démonter les accusations de harcèlement sexuel qui pèsent sur son client.

guillemets_Gris30Harcèlement ou jeu de séduction? L’avocat du député écologiste brandit le contenu des SMS de Denis Baupin pour défendre son client. Selon lui, ces échanges avec trois des accusatrices prouvent que leurs conversations ne relevaient pas du harcèlement. Ces SMS « suffisent à démontrer qu’elles ont menti », affirme Emmanuel Pierrat au Point.

guillemets_Gris30En juillet 2012 Denis Baupin aurait envoyé le SMS suivant à Isabelle Attard, selon L’Obs : « Je note avec tristesse qu’il y a certains de mes SMS auxquels tu ne réponds pas 🙂 ». Celle-ci aurait alors répondu: « Merci pour tes compliments adorables, mais non merci 🙂 ». Ce à quoi Denis Baupin aurait rétorqué: « Non merci à quoi? Je n’ai encore fait aucune proposition. Lirais-tu dans mes pensées? ». 

Du « harcèlement » pour Isabelle Attard

guillemets_Gris30Un simple jeu de séduction auquel Denis Baupin aurait mis fin rapidement selon son avocat. « Je fournirai le téléphone portable de mon client (à la police), ajoute-t-il. Des centaines de SMS échangés avec plusieurs femmes attestent ainsi que « non, c’est non » pour Denis Baupin. Et que « oui, c’est oui » pour certaines… Au point que, si je déposais aujourd’hui plainte pour dénonciation calomnieuse, elles seraient toutes condamnées. » L’avocat a ainsi décidé de poursuivre Mediapart et France Inter en diffamation.

A propos des plaintes déposées pour agression sexuelles, l’avocat prédit que tout cela sera classé sans suite. Il s’agirait simplement de « règlements de comptes » et d’un « client dragueur ».

Sollicitée par L’Obs, Isabelle Attard confirme la teneur des échanges, mais parle de « harcèlement quasi quotidien. »

***La rédaction / l'Expess

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