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Référendum en Italie : rejet massif de la réforme constitutionnelle, démission de Renzi

5 décembre 2016 - ACTUALITE, GEOPOLITIQUE, INTERNATIONAL, MONDE, POLITIQUE, SOCIETE
Référendum en Italie : rejet massif de la réforme constitutionnelle, démission de Renzi

Après le Brexit, après Trump, c’est au tour des Italiens de créer la surprise. Ils ont massivement rejeté ce dimanche la réforme constitutionnelle proposée par Matteo Renzi. Il a présenté sa démission.

guillemets_Gris30Coup de tonnerre ce dimanche soir. Les Italiens ont dit non à la réforme constitutionnelle que leur avait soumis le chef du gouvernement Matteo Renzi. Le non l’a emporté avec 60% des voix, contre 40% pour le « si ». L’euro accuse le coup, inscrivant un nouveau plus bas annuel, à 1,05 dollar, tandis que les marchés d’actions asiatiques ont chuté, s’inquiétant pour l’avenir de la troisième économie de la zone euro.

guillemets_Gris30La réforme visait à réduire les pouvoirs du Sénat et le nombre d’élus de cette chambre haute. Le but était de mettre fin à l’instabilité chronique du pays et donc de le rendre plus gouvernable.

guillemets_Gris30La victoire du non a entraîné la démission de Matteo Renzi et pourrait pousser le Président de la République à convoquer de nouvelles élections. Avec la possibilité de voir arriver au pouvoir le Mouvement 5 étoiles de Beppe Grillo. Une fois élu, ce dernier pourrait être tenté de proposer aux Italien un « Italexit », à savoir la sortie de l’Italie de l’Union européenne.

renzi

guillemets_Gris30A plus court terme, on peut aussi craindre une crise financière. « En cas de rejet, les taux d’intérêt à long terme devraient décoller en Italie (du fait des forts dégagements à attendre sur les emprunts d’Etat du pays, NDLR), en raison d’une augmentation probable de la prime de risque sur le pays » nous expliquait avant le scrutin Laurent Geronimi, directeur de la gestion taux et diversifiés de Swiss Life Banque Privée. Or, ce n’est pas anodin, notre voisin étant déjà lourdement endetté, avec une dette publique représentant 132% du produit intérieur brut, soit un tiers de plus qu’en France ! »

guillemets_Gris30Les banques françaises pourraient également subir le contrecoup de la victoire du « no ». Notamment BNP Paribas, qui détient 20 milliards d’euros d’actifs en bons du Trésor italien via sa filiale transalpine BNL. Crédit Agricole et Société générale seront aussi affectés.

**** Capital

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