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Manuel Valls: sa soeur raconte l’enfer de la drogue

7 décembre 2016 - FAIT DIVERS, MEDIAS, PEOPLE, SANTE, SOCIAL
Manuel Valls: sa soeur raconte l’enfer de la drogue

Giovanna Valls Galfetti a évoqué pour Gala son doulou­reux passé

 

guillemets_Gris30La soeur de Manuel Valls, Giovanna, nous a raconté, l’an dernier, son voyage dans l’enfer de la drogue et nous a ouvert son album intime. Histoire d’une renais­sance.

guillemets_Gris30La voix un peu rauque, l’œil très pétillant, le parler vrai: “Je n’ai pas écrit ce livre (Accro­chée à la vie, chez JC Lattès) parce que je suis la sœur du Premier ministre. Je l’ai fait pour qu’on évoque les ravages de la drogue. J’avais aussi envie de dire que la renais­sance peut exis­ter. Et je voulais rendre hommage à mes méde­cins, à mes parents et à mon frère, pour leur soutien. » Giovanna Valls Galfetti est une survi­vante.

guillemets_Gris30« Je suis tombée dans le puits sordide de la drogue, confiait-elle à Gala. A vingt ans, suite à un chagrin d’amour, j’ai rencon­tré l’hé­roïne. Je m’en suis sortie en m’éloi­gnant de Paris, cette ville où je me faisais du mal, pour vivre à Barce­lone. Mais dix ans plus tard, j’ai replongé suite à une histoire destruc­trice avec un homme alcoo­lique qui me battait. A quarante ans, je pesais 38 kilos, j’étais atteinte du virus du sida et d’une hépa­tite C et j’avais connu, plusieurs fois, la prison pour des vols de vête­ments dans des grands maga­sins, témoigne-t-elle. Les méde­cins m’ont dit que si je conti­nuais comme ça, il ne me restait que quinze jours à vivre. «  Un choc.  »Je ne voulais pas mourir. Et puis, il y a eu cette visite en prison de mon père. A quatre-vingts ans, lui, si fier et si pudique, a trouvé la force de venir me dire qu’il me trou­vait belle et qu’il était heureux de me voir encore sourire.  »

vallss2guillemets_Gris30Si elle n’a pas complè­te­ment sombré, c’est, disait-elle, grâce au soutien sans faille de sa mère Luisa. « Elle a été mon poumon. Son regard bleu, clair et droit m’a guidée. On s’est toujours tout dit, elle est ma meilleure amie et ma meilleure critique.«  Manuel Valls s’est, lui, consa­cré à sa vie de famille et à son ascen­sion profes­sion­nelle. Il n’a jamais rompu pour autant avec sa petite sœur.  »Il a toujours pris de mes nouvelles. Appe­lant ma mère, parfois matin et soir, lorsque je suivais des trai­te­ments. Il a dit avoir regretté de n’avoir pas été plus présent… Les proches de personnes accros à la drogue doivent se proté­ger. Je me souviens d’un été à Barce­lone quand j’al­lais si mal. Il est venu avec ses enfants. Il m’a dit: “On est là, on t’aime, qu’est-ce qu’on peut faire? Ça dépend de toi.”Il avait raison. Seule la personne qui se drogue peut déci­der de s’en sortir. Voir la tris­tesse dans leurs yeux et devi­ner aussi qu’ils ne me jugeaient pas m’a donné du courage. » 

***Candice Nedelec

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