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Pour Marine Le Pen, « l’euro est mort », mais elle ne veut plus vraiment en sortir.

30 avril 2017 - ECONOMIE, POLITIQUE, SOCIETE
Pour Marine Le Pen, « l’euro est mort », mais elle ne veut plus vraiment en sortir.

La candidate du Front national à la présidentielle réajuste son projet économique et plaide pour « une monnaie nationale » ainsi qu' »une monnaie commune » si elle est élue.

 

 

« Nous aurons une monnaie nationale comme tous les autres pays et nous aurons ensemble une monnaie commune. Voilà, c’est aussi simple que ça (…) Moi, je pense que l’euro est mort », annonce Marine Le Pen. La candidate FN à la présidentielle détaille son projet économique dans un entretien au Parisien Dimanche. Selon elle, la monnaie unique européenne, qui représente « un boulet », « est en grande partie responsable du chômage de masse ».

En revanche, la candidate affirme au quotidien n’avoir « jamais dit que la France » sortira de l’euro. Cette mesure fait pourtant bien partie du projet du FN, mais depuis 2012, elle n’est plus présentée comme la clé de voûte du programme, mais comme une mesure parmi d’autres.

« Monnaie nationale » et « monnaie commune »

L’accord avec Nicolas Dupont-Aignan ne présente plus comme une urgence la transformation de la monnaie unique en monnaie commune. « La transition de la monnaie unique à une monnaie commune européenne n’est pas un préalable à toute politique économique », s’accordent les deux dirigeants, évoquant un « calendrier adapté aux priorités et défis immédiats ».


EXCLUSIF. Marine Le Pen : «L’euro est mort» par leparisien

Au Parisien dimanche, Marine Le Pen affirme une nouvelle fois que si elle remportait la présidentielle, elle entamerait une négociation avec l’Union européenne pour « restituer au peuple français sa souveraineté monétaire, législative, territoriale, économique ». À l’issue de cette négociation, elle prévoit un référendum sur l’appartenance à l’UE.

« Je vais demander (à l’UE) de pouvoir maîtriser notre monnaie. Cela veut dire transformer l’euro monnaie unique en un euro monnaie commune. Monnaie qui ne concernera pas les achats quotidiens mais uniquement les grandes entreprises qui font du commerce international », explique Mme Le Pen.

L’arme du référendum

À la question: « Quelle est votre arme pour convaincre vos partenaires? », Mme Le Pen répond: « Le référendum. L’Union européenne s’est fourvoyée dans une vision radicale où elle a décidé de ne pas tenir compte de l’avis des peuples et de mettre en oeuvre l’Europe à la schlague. Ce n’est plus admis par notre peuple. Il y aura donc derrière cette négociation le peuple français. »

Et si les Français répondent non au référendum, « je considérerai que je ne suis pas en capacité de rester en situation ».

« Il faut maîtriser la monnaie et l’adapter à l’économie parce qu’aujourd’hui la monnaie unique est un boulet », déclare ce dimanche Marine Le Pen (photo d’illustration). afp.com/Patrick KOVARIK

*** L'Express

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