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Emmanuel Macron-Marine Le Pen : un débat télévisé « sous haute tension »

3 mai 2017 - ACTUALITE, FRANCE, MEDIAS, POLITIQUE
Emmanuel Macron-Marine Le Pen : un débat télévisé « sous haute tension »

Pour la presse de ce mercredi, le débat est placé sous le signe de l’intensité, avec « la promesse d’un échange musclé », « lourd et brutal ».

Jour J pour les candidats. Ce mercredi, les deux finalistes de l’élection présidentielle s’affronteront lors d’un débat télévisé qui s’annonce animé, voire agité, en tout cas sous haute tension, estime ce matin la presse. « Ce moment fort de cette campagne de l’entre-deux-tours de la présidentielle aura lieu dans un climat tendu. Le débat s’annonce animé, voire agité », prévient en une Les Échos. « Une première sous haute tension », assurent François-Xavier Bourmand et Emmanuel Galiero, dans Le Figaro. « La souverainiste face à l’Européen, avec au bout du compte la promesse d’un échange musclé », ajoutent-ils. Libération s’attend pour sa part à « un débat intense ».

« La légende raconte que, d’une phrase, certains débats ont fait basculer une élection […] En réalité, ces bons mots ont plus accompagné le destin du scrutin qu’ils ne l’ont dessiné », explique Philippe Marcacci dans L’Est Républicain. « Marine Le Pen n’a plus le choix dans ce qui s’apparente à un dernier round », poursuit-il. Selon lui, la candidate du FN va jouer « son va-tout » et « ne saurait miser sur une victoire aux points. Elle est condamnée à la victoire par K.-O. Autrement, ce sera la défaite ».

« Pas de quartier »

Sur le même thème sportif, « jamais combat de boxe n’aura eu droit à une telle campagne de communication », relève Sébastien Lacroix, dans L’Union/L’Ardennais. « Ce sera du lourd et du brutal », renchérit Patrice Chabanet, du Journal de la Haute-Marne. « Ces derniers ont clairement annoncé leur intention d’en découdre. Ce ne sera donc pas un débat policé », ajoute-t-il. « Il n’y aura pas de quartier », avance Olivier Pirot, de La Nouvelle République du Centre-Ouest, car, pour lui, « Marine Le Pen distancée dans les sondages peut pratiquement tout tenter pour désarçonner son rival ».

« S’agissant de football, cela s’appelle des faits de jeu », explique Guillaume Goubert de La Croix. « Des incidents durant une partie qui en perturbent le cours et parfois influent sur le résultat […] Lors du débat télévisé […], les commentateurs et spectateurs guetteront les faits de jeu. Les moments d’accrochage, les bons mots […]. Mais méfions-nous de ne pas réduire ces échanges à un concours de reparties […]. D’où l’importance de se plonger, aussi, dans les programmes des deux candidats, d’étudier attentivement ces documents qui ont été élaborés posément avec le concours d’équipes d’experts […] », souligne-t-il.

Ce sera « la grande explication », lance Hervé Fabre de La Voix du Nord. Et pour l’éditorialiste, « avec son expérience des joutes télévisuelles, on dira que Marine Le Pen part avec un petit avantage, même si Emmanuel Macron se dit prêt à un corps à corps ! » Pour La Charente libre, « il revient à Emmanuel Macron la charge de contenir les assauts du bulldozer sans se faire écraser. À lui de faire le tri, de rester dans la zone de tir tout en échappant aux balles […] L’exercice de ce soir l’oblige à la prudence si on s’en tient aux règles comptables du premier tour et des sondages. Macron aurait tort d’en rester là. Encore plus que Le Pen, il a besoin de convaincre pour gouverner demain […] ».

Dans ce duel, « les deux postulants, novices de l’exercice, ont beaucoup à perdre », assure Donat Vidal Revel, dans Le Parisien. Et l’éditorialiste, en guise de conclusion, de mettre en garde Marine Le Pen et Emmanuel Macron : « Dans cette arène moderne, il faut espérer que la recherche du K.-O. par la petite phrase ne soit pas le cœur de l’exercice. Cela ne dure qu’une soirée. Alors que les programmes des duettistes vont engager le pays pour cinq ans. »

***Le Point

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