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Six questions pour cerner un monde chauffé à blanc.

3 juin 2017 - ACTUALITE, CLIMAT, ECOLOGIE, ECONOMIE, ENERGIE, ENVIRONNEMENT, SCIENCE, SOCIETE
Six questions pour cerner un monde chauffé à blanc.

Le président américain, Donald Trump, a annoncé que son pays se retirait de l’Accord de Paris sur le climat. Sous toutes les latitudes, les critiques fusent. Quelles peuvent être les conséquences de cette décision, pour les Etats-Unis, pour le leadership européen ou pour la transition énergétique chinoise? Tour d’horizon

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1   Et si les Etats-Unis ne polluaient pas plus?

Des gouverneurs, maires et grands patrons sont bien décidés à neutraliser la décision de Donald Trump, en agissant de leur côté contre le réchauffement climatique. Le milliardaire Michael Bloomberg agit en chef d’orchestre

La résistance s’organise. A peine Donald Trump avait-il annoncé, jeudi, le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris sur le climat, que déjà, parmi le tsunami de réactions choquées, Etats fédérés, grandes villes américaines et entreprises sont montés au front, bien décidés à jouer un rôle de contre-pouvoir. Une manière de neutraliser la décision du président américain et de faire en sorte que les Etats-Unis parviennent malgré tout à tenir leurs engagements ? C’est en tout cas la mission qu’ils se donnent.

Alliance entre les Etats de New York, de Washington et de Californie

La première «alliance pour le climat» est celle des gouverneurs démocrates des Etats de New York, de Washington et de Californie, emmenée par le new-yorkais Andrew Cuomo. Ces trois Etats représentent un cinquième de la population américaine. Leur but: atteindre les objectifs fixés par Barack Obama, à savoir réduire les émissions de gaz à effet de serre de 26 à 28% d’ici 2025. Une trentaine d’Etats ont déjà pris des mesures et ont, par exemple, imposé des normes aux compagnies d’électricité pour les obliger d’accroître leurs parts d’énergies renouvelables ces dix prochaines années.

Aux avant-postes de la transition énergétique figurent aussi des bastions républicains, comme le Texas, grand producteur de pétrole. La production d’énergie éolienne y a plus que doublé en sept ans. En 2016, le Texas est parvenu à alimenter ainsi 3 millions de foyers.

Michael Bloomberg, frondeur en chef

Les grandes villes, ensuite. Une personnalité émerge comme frondeur en chef: le milliardaire Michael Bloomberg, ex-maire de New York, aujourd’hui envoyé spécial de l’ONU pour les villes et le changement climatique. Il s’engage à verser 15 millions de dollars à l’ONU pour le climat, pour compenser la contribution américaine. «Les Américains ne se retirent pas de l’accord climat de Paris. C’est l’inverse, nous allons de l’avant!», écrit-il dans un communiqué.

A ses côtés, Eric Garcetti, le maire de Los Angeles, qui dirige le «Mayors National Climate Action Agenda». Une coalition de 82 maires représentant 40 millions d’Américains. Treize villes américaines font par ailleurs partie du C40 («Global leadership on climate change»), qui réunit 40 mégalopoles mondiales contre le réchauffement climatique.

Sur Twitter, Bill Peduto, le maire de Pittsburgh, a fait parler de lui pour avoir contredit Donald Trump. Le président américain a déclaré avoir été élu «pour représenter les habitants de Pittsburgh, pas de Paris», sans se rendre compte que le maire de la ville n’était pas vraiment dans son camp. Autre maire à monter au front: le New-yorkais Bill de Blasio, prêt à dégainer une ordonnance qui confirme son soutien à l’accord de Paris.

De puissantes multinationales déterminées

Troisième front: des puissantes multinationales, comme Apple, Google, Facebook, Hewlett-Packard, General Motors ou encore Mars, déterminées à aller de l’avant. Elon Musk, le PDG de Tesla et SpaceX, et Robert Iger, patron de Disney, ont immédiatement annoncé qu’ils claquaient la porte du Conseil économique de Donald Trump.

A ces acteurs s’ajoutent une centaine de présidents d’universités. Cette coalition hétéroclite, avec Mike Bloomberg dans le rôle du chien de berger rassembleur, chercherait à s’imposer comme «partenaire» auprès de l’ONU. Sauf qu’aucun mécanisme ne prévoit que des entités autres que des Etats prennent part à l’accord.

Soutien de Barack Obama et du Secrétaire général de l’ONU

Ces initiatives sont encouragées par Barack Obama et le Secrétaire général de l’ONU. Antonio Guterres fait «confiance aux villes, aux Etats et aux entreprises aux Etats-Unis pour continuer – avec d’autres pays –, à œuvrer en faveur d’une croissance économique durable et à faible émission de carbone qui créera emplois de qualité et marchés, et assurera la prospérité au 21e siècle».

Elles sont également encouragées par le fait que, formellement, les Etats-Unis ne peuvent pas sortir de l’accord avant le 4 novembre 2020, date qui correspond au… lendemain de la prochaine élection présidentielle. Déjà neutralisée par des acteurs prêts à en découdre, la décision de Donald Trump pourrait donc bien ne jamais vraiment entrer en vigueur.

(Valérie de Graffenried)

 2   Une bonne décision pour l’économie?

Dans un pays qui regorge d’industries polluantes, la décision du président Trump est bien accueillie. Mais d’autres secteurs craignent des mesures de rétorsion

Les bourses américaines ont ouvert dans le vert vendredi. Elles n’avaient pas non plus flanché la veille. Autant dire que le retrait américain de l’Accord de Paris n’a pas été perçu comme une catastrophe par les investisseurs. «Les Etats-Unis disposent d’énormes ressources naturelles (charbon, gaz de schiste, métaux) et la décision du président Trump donne les mains libres à l’industrie extractive pour les exploiter sans contrainte environnementale», analyse Isabelle Cabie, responsable du développement durable chez Cadriam Investors Group, gestionnaire de fonds paneuropéen.

Des groupes de pression américains favorables au retrait affirment que l’économie américaine sacrifierait 6,5 millions d’emplois et 3000 milliards de dollars sur vingt-cinq ans si elle devait mettre en œuvre l’Accord de Paris. L’industrie du charbon s’est tout particulièrement réjouie. «L’accord sur le climat est synonyme de fermetures d’entreprises, d’usines et de mines dans le pays», a déclaré vendredi un patron d’une exploitation de houille.

Emplois en danger

A l’inverse, un groupe de pression, Environmental Entrepreneurs, affirme que le retrait de l’Accord de Paris met en péril 3 millions d’emplois dans le domaine des énergies propres et de la cleantech. Jeudi, vingt-cinq patrons avaient, par voie de publicité payante dans la presse, mis en garde contre des mesures de rétorsion, par le biais d’une taxe écologique par exemple, sur les produits «made in USA». Isabelle Cabie n’y croit pas. «Washington dispose aussi de moyens de représailles, dit-elle. L’Union européenne n’a aucun intérêt à lancer une guerre commerciale.»

A Genève, Christian Zeyer, directeur de Swisscleantech, un groupement de 250 petites et grandes entreprises suisses liées aux produits et services environnementaux, affirme que les Etats-Unis constituent un marché important. «Nous n’avons pas peur de perdre des parts à cause de la volte-face américaine. De nombreux Etats et des entreprises qui sont nos clients vont défier la décision de Donald Trump et poursuivront sur la voie d’une économie durable, dit-il. Nous craignons davantage la loi «Buy American», qui prévoit des surtaxes sur les importations.»

(Ram Etwareea)

 3  La France va-t-elle prendre la tête des pro-climat ?

Emmanuel Macron est persuadé que les Européens peuvent retrouver, sur le climat, la crédibilité communautaire perdue

Ils sont déjà à l’œuvre. Sitôt reparti de l’Elysée vendredi matin, après une heure d’entretien avec le président Macron, son ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a fait le tour téléphonique des grandes capitales européennes. A Bruxelles, il s’est entretenu avec le commissaire espagnol à l’environnement, Miguel Arias Cañete, juste avant que celui-ci participe au sommet UE-Chine.

«Deux missions sont désormais prioritaires, explique un conseiller ministériel: convaincre les opinions publiques européennes que Trump ment lorsqu’il prétend que les emplois à long terme reviendront grâce à son rejet de l’Accord de Paris, et s’entendre sur des lignes rouges commerciales et industrielles vis-à-vis des Etats-Unis.» Entendez: opération de communication massive d’une part, et préparation aux futures frappes économiques américaines d’autre part…

Emmanuel Macron, «chef d’état-major d’une Union européenne assiégée»

Cette stratégie était tout entière dessinée dans l’appel lancé, jeudi peu avant minuit, par le président français, aux scientifiques, aux experts et aux entreprises «vertes» américaines, qu’il a de nouveau conviés à s’installer en France.

«Emmanuel Macron a bien conscience que la bataille à venir ne sera pas seulement celle de l’Accord de Paris. Il se voit comme le chef d’état-major d’une Union européenne désormais assiégée. Le moment est propice à la riposte, explique au Temps un haut fonctionnaire européen. Trump n’a toujours pas nommé ses ambassadeurs en Europe. La diplomatie américaine ne le soutient pas dans cette décision. C’est un président isolé.»

Trump est fragile. L’Europe doit occuper le devant de la scène.

Mieux: l’entourage de l’Elysée compte profiter des vexations consécutives au sommet de l’OTAN à Bruxelles, le 25 mai. Donald Trump a adressé une gifle budgétaire à ses alliés, rudoyé le premier ministre du Monténégro, qui deviendra mercredi 7 juin le 29e pays de l’Alliance atlantique.

«Trump est fragile. L’Europe doit occuper le devant de la scène», poursuit-on dans l’entourage du président français qui a, dès vendredi soir, reçu à sa demande l’ancien maire de New York Michael Bloomberg, envoyé spécial de l’ONU sur le climat. Objectif: dessiner les contours d’une offensive médiatico-diplomatique jusqu’au prochain sommet de l’UE, les 22 et 23 juin.

Pas de déclaration commune entre la Chine et l’Europe

Cette future digue climatique pourra-t-elle tenir? Voire. Présenté comme un succès, le sommet UE-Chine de vendredi à Bruxelles n’a ainsi pas réussi à accoucher d’une déclaration commune – différends commerciaux obligent – même si les mots du président du Conseil européen, Donald Tusk, ont été très positifs.

«Aujourd’hui, nous accroissons notre coopération sur le changement climatique, a-t-il annoncé. L’Europe, comme la Chine, montrent leur solidarité avec les générations futures et leur responsabilité envers la planète entière.» Samedi, un second test aura lieu lors de la rencontre à Paris entre Emmanuel Macron et le premier ministre indien, Narendra Modi. Lequel avait affirmé, le 30 mai dernier aux côtés d’Angela Merkel: «Nous n’avons pas le droit d’abîmer l’environnement laissé aux générations futures. Moralement, ce serait de notre part un crime.»

Il faut absolument mettre en avant les filons d’emplois liés à la transition énergétique.

Daniel Cohn-Bendit

Le défi le plus immédiat, toutefois, aura lieu au sein de l’UE où le silence du Royaume-Uni occupé par le Brexit pèse déjà lourd. L’Italie, l’Allemagne, l’Espagne se retrouvent donc aux avant-postes et escomptent profiter du «momentum». Les deux prochaines conférences climatiques auront en effet lieu sur le sol européen: la COP23 en novembre 2017 à Bonn, siège de la convention de l’ONU sur le climat, puis la COP24 de 2018 à Katowice, en Pologne, pays très préoccupé par la survie de ses centrales à charbon et des mines qui vont avec.

«Il faut absolument mettre en avant les filons d’emplois liés à la transition énergétique, explique l’ancien eurodéputé vert Daniel Cohn-Bendit, très proche de Nicolas Hulot. Le pire serait d’entretenir cette opposition entre climat et croissance économique.»

(Richard Werly)

 4 –  La Chine, futur géant vert ?

Alors que Washington démissionne sur les questions environnementales, Pékin en a fait une question prioritaire. Noyé sous le smog, il n’a pas eu le choix

En Chine, l’annonce du retrait des Etats-Unis de l’Accord de Paris sur le climat a été accueillie avec défiance. En visite à Berlin, le premier ministre Li Keqiang a promis que son pays «continuerait de mettre en œuvre les promesses» exprimées dans le cadre de cet accord. «Nous avancerons pas à pas, résolument, vers les objectifs fixés pour 2030», a-t-il affirmé.

«Les dirigeants chinois ont compris qu’il y avait une opportunité historique de prendre le leadership sur les questions environnementales», analyse Li Shuo, conseiller politique chez Greenpeace. Il fait remarquer que Pékin a effectué un virage à 180 degrés en la matière. «En 2009, la Chine a contribué à couler les négociations climatiques de Copenhague; en 2015, elle a joué un rôle central dans la conclusion de l’Accord de Paris.»

Suprématie chinoise

La Chine domine la production mondiale de panneaux solaires et d’éoliennes. Dès lors, ses entreprises pourraient asseoir définitivement leur suprématie. La pollution représente un problème très réel dans le pays. La plupart des villes sont noyées sous un smog quasi constant. «Il y a énormément de frustration au sein de la population, note Li Shuo. Cela a obligé le gouvernement à réagir.» Il a promis de réduire ses émissions de CO2 de 18% par unité de PIB d’ici à 2020 et qu’elles auraient atteint leur pic d’ici à 2030.

Le pays a aussi investi massivement dans les énergies renouvelables. «Rien qu’en 2016, la Chine a accru sa production de courant solaire de 35 gigawatts, note Li Shuo. Cela représente l’équivalent de toute l’énergie solaire produite par l’Allemagne.» Dès 2018, elle introduira une taxe sur le carbone et une bourse pour les quotas d’émissions.

La consommation de charbon a atteint son pic en 2013 et, depuis, n’a cessé de chuter

Mais le vrai défi sera de réduire la pollution émise par ses usines et ses centrales électriques, qui fonctionnent encore majoritairement au charbon. Ici aussi, la Chine a effectué d’énormes progrès. «La consommation de charbon a atteint son pic en 2013 et, depuis, n’a cessé de chuter», relève Li Shuo. Près de 5600 inspecteurs ont été déployés pour amender les usines qui polluent trop. Dans le Hebei, le cœur industriel du pays, 10 000 d’entre elles ont été fermées.

(Julie Zaugg)

 5 –  Comment la Suisse se positionne-t-elle ?

Si l’UDC se réjouit de la décision américaine, l’Accord de Paris devrait néanmoins être ratifié par les Chambres

L’UDC applaudit la décision de Donald Trump. En mars dernier, elle s’est retrouvée bien seule, au Conseil national, à refuser la ratification de l’Accord de Paris sur le climat. Mais elle s’en était donné à cœur joie. Toni Brunner (SG), son ancien président, s’était demandé si on allait interdire aux vaches de «roter et de péter». Werner Salzmann (BE) avait aussi interpellé les écologistes sur un éventuel remède pour modifier le système digestif des ruminants afin qu’ils émettent moins de méthane.

Le dérèglement climatique, un «fait alternatif»

Andreas Glarner (AG) avait rappelé la grande affaire des années 1980: la mort des forêts. «Une escroquerie! A cause de ça, on a limité la vitesse à 120 km/h sur nos autoroutes et on roule toujours à ce tempo!» Pour Christian Imark (SO), le dérèglement climatique n’était rien d’autre qu’un «fait alternatif». Raymond Clottu (NE) avait lancé une autre idée: «Il faut aborder le problème là où il se trouve réellement, c’est-à-dire au niveau de l’accroissement de la population.» Roger Köppel (ZH) avait tenté de dédramatiser la situation: «Les températures étaient encore plus élevées au temps de l’Empire romain.»

Pour le secrétaire général de l’UDC Suisse, Gabriel Lüchinger, la décision américaine marque «la fin de la politique climatique idéologique et le début d’une politique réaliste dans ce domaine», écrit-il dans une tribune publiée vendredi. Mais ni l’actualité ni les propos du premier parti de Suisse ne devraient empêcher une ratification de l’accord. Après le Conseil national, le Conseil des Etats tranchera le 7 juin prochain et devrait maintenir le cap.

Etape difficile en vue

Cependant, le débat est loin d’être terminé. La prochaine étape sera la plus difficile pour la ministre Doris Leuthard, à savoir définir l’instrument qui permettra de concrétiser les promesses faites à Paris de réduire de 50% les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030 par rapport au niveau de 1990. Il faut pour cela réviser la loi sur le CO2. Le projet prévoit notamment d’augmenter la taxe sur le CO2 perçue sur les combustibles fossiles. Et c’est loin d’être fait.

(Magalie Goumaz)

 6   Quel climat pour demain ?

La lutte contre le réchauffement climatique va être affectée par la défection américaine

Deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre, les Etats-Unis sont un poids lourd du climat, et leur retrait pourrait mener à une hausse encore accrue des températures terrestres. Dans le cadre de l’Accord de Paris, les Etats-Unis s’étaient engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 26 à 28% d’ici à 2025. Mais le principal outil de mise en œuvre de ce projet, le Clean Power Plan de l’ancien président Obama, a été bloqué par voie de justice.

De plus, Donald Trump avait déjà annoncé son intention de le démanteler afin de privilégier les énergies fossiles. Avant même l’annonce de leur retrait de l’accord, on voyait mal les Etats-Unis tenir leurs engagements.

Cet acte d’irresponsabilité mondiale rend l’objectif de 2 °C encore plus ambitieux qu’il ne l’était déjà.

Selon une estimation de l’Organisation météorologique mondiale rendue publique vendredi, le retrait américain de l’Accord de Paris pourrait se traduire par une augmentation supplémentaire de 0,3 degré de la température du globe au cours du XXI siècle. «Cet acte d’irresponsabilité mondiale rend l’objectif de 2 °C encore plus ambitieux qu’il ne l’était déjà», juge le climatologue Thomas Stocker, de l’Université de Berne. L’Accord de Paris prévoit que l’accroissement des températures terrestres soit contenu à 2 °C d’ici à la fin du siècle. Malheureusement, sur la base des promesses faites à la COP21, le monde se dirige vers un réchauffement de 3,5 °C.

Manne financière

D’autres pays pourraient compenser la désertion américaine. Une analyse de Climate Action Tracker souligne qu’«ensemble, les développements positifs en Inde et en Chine ont un impact significatif sur les projections d’émissions de gaz à effet de serre […] Ils l’emportent sur les potentiels effets négatifs d’un retrait américain.»

C’est peut-être sur le front des finances que le retrait américain se fera le plus sentir. Les Etats-Unis étaient un des plus gros contributeurs au budget de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. Ils s’étaient par ailleurs engagés à verser 3 milliards de dollars au Fonds vert pour le climat, destiné aux pays du Sud. Or ces pays, les plus frappés par les changements climatiques alors qu’ils n’y ont que peu contribué, font de cette manne une condition sine qua non de leur participation à l’effort mondial.

(Pascaline Minet)

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